Skip to content

Metro… C’est trop!

22 février 2010

Je ne sais pas pour toi, ami lecteur, mais il y a un truc avec lequel j’ai du mal à Paris, c’est le métro. Parce que oui, je suis allé passer une semaine dans la capitale de la France, et j’ai vu pleins de trucs cools. Des scooters, des parisiens et des crottes de chien. Pas eu le temps de voir la tour Eiffel, j’y allais pour bosser et faire la fête avec les copains. Forcément, comme je suis un gros fainéant, j’ai préféré utiliser le métro que le Velib. Et ben laisse moi te dire, ami provincial, que c’est toujours aussi dégueulasse.

Pour les vrais de vrais provinciaux qui ne connaissent pas cet endroit, il faut savoir que le métro parisien, c’est un peu un mélange entre une gare, un urinoir, et une antichambre de la Starac. En gros, ca caille, ca pue et y’a toujours un mec pour venir te chanter du rap Roumain dans les oreilles. ( j’ai rien contre les Roumains, rien contre le rap, mais la combo des deux à 7H du mat, ca pique).

La première impression qui se dégage lorsque tu entres dans le métro, c’est que c’est limite cradingue. Le gris du sol s’accorde assez bien avec le blanc sale des murs et les courants d’air glacés qui parcourent les coursives te donnent un avant gout de ce que pouvait être la vie dans les bas fonds de Moscou dans sa pire période. Comme le dit le proverbe, gris sur gris, c’est pourri. Je ne vais pas me faire passer pour plus campagnard que je le suis, je viens régulièrement à Paris, pour x ou y raisons, je ne suis donc pas choqué du rythme parisien. Mais passer des pierres blanches de ma ville aux murs ternis du métro me fait toujours un petit choc, comme si j’avais tendance à oublier cet endroit de transit. Mémoire sélective peut-être ?

Ce qui me frappe encore plus dans le métro, c’est cette espèce d’impression de saleté qui y règne. Des odeurs difficiles à identifier flottent autour de rames dans lesquelles on ose rien toucher par peur de chopper la malaria. Les vitres sont recouvertes de substances louches dont on a du mal à savoir s’il s’agit de postillons, ou d’autres corps liquides non identifiés. La grande classe. La seule solution reste encore de s’emmitoufler dans son manteau en évitant de devoir se raccrocher quelque part. Un véritable parcours du combattant aux heures de grandes affluences.

Bref, je le sais, on peut difficilement faire passer des milliers de personnes par jour dans un endroit en espérant que ce dernier reste impeccable. Et puis, les parisiens ont l’air de s’y être accommodés… Pourquoi pas moi ? Ils arrivent même à composer avec la faune qui grouille dans cet espace.

Car le gros truc dans le métro c’est que tu vas croiser tout un tas de personnes, dont certains semblent issus d’une mauvaise série télé. Entre le groupe de Lascars qui semble se sentir en terrain conquis, qui se sent obliger de gueuler trois fois plus fort que le bruit de la rame, et qui ne peut s’empêcher de marquer son territoire en crachant par terre toutes les deux minutes, entre le pseudo musicien qui passe de wagon en wagon avec son accordéon/harmonica/guitare désaccordée (entre ici le nom de n’importe quel autre instrument de torture) et le mec qui semble avoir oublié le concept même des odeurs corporelles, il faut avoir le cœur bien accroché et une patience à toute épreuve.

C’est là la magie du Métro. C’est le lieu de toutes les situations et de tous les paradoxes. Car il arrive parfois qu’au milieu de cet enfer urbain, apparaisse un personnage qu’on croit irréel. Que ce soit ce jeune guitariste à la voix incroyable croisé à la sortie d’une station, ou cette jeune femme qui embellissait le quai rien que par sa présence, on a du mal à croire qu’on puisse croiser le pire, mais aussi le meilleur dans ces quelques mètres carrés de béton et d’acier.

Tout ca pour dire, que dans l’ensemble, je vous admire vous, parisiens et banlieusards, pour réussir à traverser cette épreuve tous les jours. Pour ma part, je crois que ce n’est définitivement pas mon truc. Je pense que je vais devoir sincèrement penser à me remettre au vélo, pour pouvoir risquer ma vie sur les boulevards parisiens, plutôt que risquer mon équilibre mental sous terre.

Publicités
9 commentaires leave one →
  1. 22 février 2010 11 h 42 mi

    J’ai également beaucoup de mal avec le Métro.
    Bien que j’ai la plupart de mes week-end à Paris pendant mon adolescence, je n’ai jamais réussi à m’y faire.

    Le gris sur gris pourrait avoir son charme accompagné par le bruit des rames, mais ces odeurs indescriptibles qui lui sont propres et cette saleté omniprésente gâche tout.

    Avoir le malheur de se tenir à une barre de métro, et ce demandé tout le voyage ce que peut bien être cette moiteur grasse qui se s’empare de votre main…

    • flo permalink
      22 février 2010 12 h 40 mi

      alors là ,j’avoue qu’une fois de plus je suis d’accord,le metro pariien c’est l’horreur ,je te conseille si un jour tu peux faire le comparatif de tester le metro de stockholm ,car c’est assez bluffant!!propre,voir meme nickel ,pas de bruit ,les gens sont calmes ,polis ,discrets et le luxe ,les vitres et le sol sont prpopres et certaines rames sentent meme bon!!:o
      a vir donc…et ps:si tu prends un velib fais nous un article sur la gentillesse parisienne avec les velos:)

  2. 22 février 2010 15 h 56 mi

    Le métro, je ne supporte pas. Je suis au bord du malaise à chaque fois, j’ai l’impression d’étouffer. D’ailleurs, je dois me rappeler de respirer.

    En fait, c’est pas tellement le froid, la saleté et les staracadémiciens ayant loupé le concours, qui piquent pour moi.
    C’est le fait que le métro, c’est sous la terre.

    Et que sous la terre, t’as pas moyen de t’échapper si t’as un pépin.
    T’es mort et c’est tout.

    D’ou ma panique.

    Bref, tout ca pour dire, je n’aime pas le métro parisien, j’en suis malade quand je dois le prendre.
    Mais c’est ca ou conduire a paris. L’un dans l’autre…
    les deux sont mortels ! ^^

  3. L'elfe Sylvain permalink
    22 février 2010 16 h 47 mi

    Au lieu de tenter le suicide du vélo essaie le bus tout simplement, c’est pas pire et c’est moins angoissant : au moins tu vois le ciel !

  4. 22 février 2010 17 h 50 mi

    Je ne te parlerai pas du métro de Tokyo qui est tellement propre qu’on pourrait lécher le sol mais en comparaison de toutes les villes équipées de métro qui m’ait été donné de voir, je crois que Paris est la pire (avec Londres pas loin derrière). La prochaine fois que tu viens je te monte à l’arrière du scoot, tu verras Paris autrement… plus vite.

  5. barbara permalink
    23 février 2010 10 h 52 mi

    Bizarre, parisienne dans ma folle jeunesse, j’aimais le métro. Pourquoi, ah ça…l’odeur du caoutchouc chaud et le bruit des rames qui roulent, tous ces gens si différents, l’air absent, ennuyé, préoccuppé, ou carrément barré, tous ces visages ! et les affiches géantes aussi. Les carrelages. Les quais surtout, toujours un peu border line. Des stations aimées, certaines pour leur perpétuel silence étouffé dans la lumière jaune, certaines pour leur nom, d’autres juste pour leur destination, ce qu’on découvrait à la sortie…J’en ai un souvenir très poétique en fait. Il y a peu j’ai retrouvé ces sensations, le métro garde pour moi un goût d’autrefois.

  6. 23 février 2010 14 h 32 mi

    Alala ! Ces chers provinciaux et le métro parisien !
    Rassure toi, on ne s’y fait jamais au métro même quand on est de Paris (saudf pour les cas particuliers cf Barbara) ! Sinon pourquoi tout le monde y ferait la gueule sans exception ? Tu peux être de très bonne humeur en tev levant et tirer une tête de 10 mêtres de long à l’approche du métro !
    N’empêche qu’il est bien pratique et qu’on est content de le trouver : parce qu’entre le vélib’ sur lequel tu risques ta vie et la voiture dans laquelle tu risques la crise de nerf, t’es bien content de le trouver !!

  7. 23 février 2010 21 h 16 mi

    Je ne prends plus le métro qu’avec un pistolet sur la tempe. Quand j’habitais Paris, je ne le prenais jamais. Le problème s’est corsé quand messieurs Delanoë et sa horde d’intégristes autophobes ont commencé à tout faire pour dégoûter les non-bobos de prendre leur voiture pour aller d’un point à un autre dans la Capitale. Je l’ai désertée…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :